La présentation des aspects sanitaires a été réalisée avec le concours du SIVAP (Service d'Inspection Vétérinaire, Alimentaire et Phytosanitaire). Il est le service compétent pour la certification sanitaire à l'exportation des animaux reproducteurs, semences et embryons.
Les résultats d'une grande enquête épidémiologique initiale, réalisée entre 1982 et 1984, ont été validés par quatre experts sanitaires internationaux (Australie, Nouvelle Zélande, Japon et États-Unis d'Amérique). Leurs conclusions ont permis d'attester la situation sanitaire exceptionnelle de la Nouvelle Calédonie.
Le statut sanitaire ainsi déterminé sur les maladies prioritaires par leur aspect économique, zoonotique et épidémiologique est conforté par une surveillance sanitaire régulière active et passive qui repose à la fois sur les inspecteurs vétérinaires en abattoir et sur les praticiens vétérinaires.
La Nouvelle Calédonie dispose de deux abattoirs aux normes européennes où sont abattus 80 % du cheptel bovin et porcin ainsi que les cervidés d'élevage. Les inspections ante mortem et post mortem permettent de préciser la situation sanitaire et d'affirmer l'absence de certaines pathologies.
Le réseau épidémiologique repose également sur les 21 praticiens qui exercent dans les communes rurales et en milieu urbain.
Les unités de recherche de l'IFREMER, du CIRAD-EMVT appuyées par les laboratoires locaux comme l'Institut Pasteur et le Laboratoire de Nouvelle-Calédonie ainsi que par leur réseau scientifique international viennent compléter le maillage sanitaire.
L'épidémiovigilance sur les maladies absentes de Nouvelle Calédonie, exercées par les vétérinaires inspecteurs en abattoir et les vétérinaires praticiens en élevage, se double d'une surveillance sanitaire active à travers des enquêtes sérologiques et histologiques spécifiques pour confirmer l'absence de certaines pathologies. Les prélèvements en abattoir et sur les troupeaux sentinelles constituent l'échantillonnage permettant de suivre la situation sanitaire.
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